Métropole 2008 – Le Chemin des Escaunelles
08 déc 2008 Laisser un commentaire
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Novembre 2008
Roquerlan, sur la route de Pradelles, en direction du Pic Nore, loin sur la route des Usines, dans le Cabardès. La neige est encore présente sur les talus, dans les champs, dans les virages. Roquerlan, un tout petit patelin, là haut, un peu dans la montagne.
Il fait beau, les couleurs du ciel bleu cyan, de l’herbe encore verte, et de la neige déjà blanche font un joli mariage. Sous cette fine couche de flocons, épargnés dans les zones ombragées, se conjuguent les dernières effluves de l’automne. Feuilles mortes ocres, rouges ou jaunes, champignons microscopiques verts ou jaunes, quelques bolets rugueux survivants ou russules résistantes mais flétries et fatigués par les premiers flocons, le premier gel !
Le silence et le calme ouaté de l’hiver. Pas une buse, pas un piaulement dans le ciel, pas même une corneille noire à la recherche de quelques vers égarés ou de quelques baies colorées. Pourtant, les baies rouges flamboyantes d’Ilex aquifolium sont partout (Houx) sur le chemin et dans les arbres. Nous sommes dans un autre temps, pas de chasseurs par ici, tout au plus un ancien dans le village au regard inquisiteur… Un couple et leur toutou qui gambade joyeusement !
Il y a de la neige et il ne fait pas vraiment froid, pour peu que l’on soit au soleil… La route des Usines, les usines de textiles d’un autre temps, d’une épopée galopante qui s’est éteinte mais qui a laissé son empreinte dans la vallée. Des usines presque par « milliers » dont l’une d’entre elle porte le nom de Cayenne et une autre Madagascar… tout un roman ! Rêvaient ils eux-mêmes déjà de voyage et de tropiques dans ces contrées humides du sud de la France mais enclavée dans les contreforts de la Montagne Noire ?
Des collines à l’horizon, des chemins par centaines sur chaque dune, des prés et des clôtures, une nature presque bien rangé. Pas même de vache ou de mouton, pas le moindre cheval, aujourd’hui tout le monde est en congé. C’est l’hiver, la lumière donne un aspect si particulier aux prises à contre jour, comme dans un rêve, comme dans un autre temps, si loin des palmiers et des ananas.
C’était un chouette sentier, sans difficulté ni longueur, à découvrir en été avec quelques amis sur VTT !